La série Jungle naît d’un amoncellement de papiers collés sur toile, comme une matière organique qui se dépose, s’accumule et finit par prendre vie. À l’image de la végétation qu’elle évoque, elle se construit par strates : elle recouvre, révèle, absorbe et transforme.
La jungle y apparaît comme un paradis vert, à la fois luxuriant, nourricier et dévorant. Elle déborde du cadre, envahit l’espace, disparaît puis réapparaît, toujours mouvante, toujours insaisissable.
Peindre la jungle, c’est convoquer nos racines profondes, notre part primitive, mais aussi ce désir de liberté que le monde contemporain tend parfois à étouffer. Elle devient alors le miroir d’une nature indomptable et d’un monde en perpétuelle métamorphose.

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